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INAUGURATION DES JARDINS OLIVIER DE SERRES
iLe Pradel – 6 Juillet 2011

 

En Juin 1943, dans son « Mémoire sur la restitution du Pradel », Fernand Lequenne, magistrat à Largentière, biographe d’Olivier de Serres, secrétaire du Comité régional Olivier de Serres, présentait au Ministère de l’Agriculture un projet de restauration du Domaine du Pradel et de restitution des jardins historiques.
Sans aucun résultat jusqu’en 1995, année où l’association Institut Olivier de Serres parvient à rassembler le financement nécessaire pour confier à l’école d’architecture de Versailles – département jardins historiques – une étude globale sur le domaine, en vue de sauvegarder son caractère historique très menacé par les travaux de « rénovation » entrepris par la Région en 1994.i

À la demande de notre association certains espaces du domaine tels le canal d’amenée d’eau de Gazel, la Mère des fontaines, le bois de chêne, les jardins historiques… sont classés à l’inventaire.
L’école de Versailles préconise une action globale de sauvegarde et des études complémentaires notamment pour les jardins. Avec le concours de la DRAC, des études sont entreprises en 1996 et approfondies en 2000. Parallèlement aux fouilles archéologiques réalisées en particulier sur l’emplacement supposé des jardins de l’agronome, une étude ethnobotanique et des analyses micro morphologiques sont conduites.
Ces diverses fouilles et études ont permis d’identifier des aménagements et des plantes, vestiges vraisemblables de la période d’Olivier de Serres. C’est ce qu’explique l’archéologue auteur de ces fouilles, Anne Allimant, dans le film que notre association vient de réaliser.

Dès 2002 le projet de restitution a redémarré, s’appuyant sur ces études. Avec le directeur du lycée, Philippe Prévost nous nous sommes fortement investis. En Juin 2006 le dossier préparé par le domaine Olivier de Serres est présenté par la Communauté de communes sous le titre « Olivier de Serres au service du territoire Berg et Coiron » est agréé Pôle d’Excellence Rurale. Mais le financement global a été long à réunir. En désespoir de cause, en 2008, le projet a été revu à la baisse et les travaux ont pu débuter. Avec l’appui précieux d’un chantier d’insertion et sous la conduite de l’architecte et du paysagiste, les 2 jardins – le jardin clos et le jardin de la bastide – ont vu le jour.

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Au niveau de l’association nous avons dû parfois manifester quelques idées force afin de ne jamais oublier quelques préceptes fondamentaux d’Olivier de Serres, toujours d’actualité :

  • éviter de bétonner et goudronner (il y avait des projets de grand parking)
  • respecter l’aspect actuel du domaine sans détruire les traces historiques ni éliminer de vieux arbres
  • ne pas oublier que l’eau – l’eau des toits, l’eau du ruisseau Gazel – est l’élément fondamental de la vie de la nature (sans le moindre financement dans le cadre du projet jardin, notre association a remis en fonctionnement provisoire le canal d’Olivier de Serres long de 900 mètres et aujourd’hui l’eau de Gazel coule au pied du jardin de la bastide et vient abonder largement l’eau de collecte des toits).

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À la suite d’un printemps aussi sec que celui de 2011 tout le monde comprend que l’eau est un bien très précieux… en conséquence, un petit regret : la citerne d’eau alimentée par les toits et par l’eau de Gazel n’est que de 50 m3 au lieu des 100m3 prévus. Espérons que l’eau de Gazel continuera de couler près des jardins.

Le prochain chantier important devrait être la consolidation du barrage sur le ruisseau Gazel et la pérennisation de l’arrivée de l’eau aux jardins.

Dans un article publié en 2007 par la Revue de Villeneuve de Berg, je posais la question : « les jardins d’Olivier de Serres de nouveau au Pradel ? », avec un gros point d’interrogation.
Aujourd’hui j’ai la satisfaction de pouvoir enlever le point d’interrogation.

Avant de conclure je voudrais remercier tous ceux – et ils sont nombreux – qui d’une façon ou d’une autre ont apporté leur pierre, leur arbre, leur goutte d’eau à ces jardins. Volontairement je ne citerai personne -  ià l’exception du Conseil général qui nous soutient depuis plus de 20 ans et que je remercie à nouveau -  mais chacun sait, du directeur au jardinier, de l’architecte au bénévole, de l’animateur au personnel administratif, que je pense à eux et que je sais bien que chaque maillon a été nécessaire voire  indispensable.

En remontant un peu dans le temps, je voudrais saluer la mémoire de deux personnages sans lesquels le Pradel ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui : Marguerite et Augustin Gras qui de 1925 à 1964 ont fort bien « mesnagé » ce domaine. Je n’oublie pas la promesse que j’ai faite à M. Gras le jour de ses 100 ans, de tout faire pour qu’un jour un espace des jardins enfin restitués porte leur nom. J’espère qu’avec mes successeurs nous pourrons prochainement tenir cet engagement.

Ainsi peut maintenant revivre au domaine du Pradel « ce jardin aux mille saveurs et celui-là aux mille couleurs », selon les paroles prêtées à notre agronome, jardins qu’il avait créés, ici, en ce lieu et qu’il nous a merveilleusement décrits dans son Théâtre d’Agriculture et Mesnage des champs.

Puissent ces jardins vivre très longtemps en s’améliorant au fil des décennies…

Gilles Taulemesse    6 Juillet 2011

 

Voir le projet de restitution Ici

 


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